Wednesday, June 3, 2020

Le marché couvert de Saint-Denis

Hors Paris

Le marché de Saint-Denis est le lointain (très lointain) héritier de la foire du Lendit.



Il occupe - entre autre - le magnifique marché couvert construit au XIX° siècle et habilement modernisé récemment (récupération des eaux de pluie, etc...).



C'est typiquement le marché où l'on trouve de tout et où l'on vient en famille une fois par semaine pour approvisionner sa tribu selon ses envies. Car, compte tenu de la position de Saint-Denis, tous les continents sont ici représentés: Europe, Afrique du nord et noire, Asie, Antilles, Océanie, etc...


La halle est réservée aux commerces de bouche traditionnels et je ne sais pas pourquoi, c'est la partie que je préfère...
Que ceux qui pensent qu'en Seine Saint-Denis, on ne trouve plus de porc viennent ici: rillettes et rillons, andouilles et andouillettes, saucisses et saucissons, boudins et boudinettes, on trouve de tout !






Mais le marché de Saint-Denis, ce sont aussi d'autres emplacements dispersés aux alentours selon leur activité; en voici un plan.


Jours de marché: mardi, vendredi et dimanche.

Place Jean Jaurès, Saint-Denis (Seine Saint-Denis).

De lord Byron à George Washington...

À l'intersection de la rue Lord Byron et de la rue Chateaubriand, on trouve une grille (ouverte) qui s'ouvre sur un espace où se trouve une grille fermée...


Cette grille fermée, vous ne pourrez la franchir que si vous y êtes invité par un résident, car elle ouvre sur un passage privé.



On comprend que, dans ce quartier des Champs-Elysées animé à toute heure, les habitants de ce havre de paix tiennent à rester entre eux !



On trouve un escalier à l'extrémité de notre allée... descendons !





Nous sommes à l'arrière d'un immeuble... 


... dont la porte - surprise ! - ouvre sur la grouillante rue Washington !


Rue lord Byron / 13 rue Washington, Paris VIII°.


Tuesday, June 2, 2020

Rue Campagne-première

Notre envoyé spécial déconfiné, Claude P., nous entraîne vers Montparnasse où il nous fait découvrir la rue Campagne-première.
Ce curieux nom vient d'une volonté du propriétaire d'alors - le général Taponier - de laisser à la perpétuité son fait d'armes lors de sa première campagne, à Wissembourg, en 1793. Il a bien fait car sans cela, il n'est pas certain que nous nous en fussions rappelé...














Attention, séquence cinéma:






Enfin un véritable amoureux de Paris:





Cet extraordinaire immeuble-ateliers construit en 1911 est dû à l'architecte André Arfvidson. Celui-ci réalise certes un décor Art Nouveau avec les grès émaillé d'Alexandre Bigot, mais préfigure déjà un style plus moderne (Arts Déco).
Composé uniquement d'immenses volumes en duplex, cet immeuble a toujours été habité par des célébrités fortunées du monde artistique (Man Ray, Pierre Restany, Jean-Pierre Raynaud, César (le sculpteur, pas l'empereur), Youri Annenkof, etc...).






  
Merci à Claude P. pour cette visite !

Rue Campagne-première, Paris XIV°.

Monday, June 1, 2020

Les halles avant Baltard.

Nous connaissons tous les halles de Baltard détruites au début des années soixante-dix et remplacées par le marché de Rungis; mais avant Baltard, comment alimentait-on Paris ?
C'est d'abord Napoléon I° qui lança l'idée de nouvelles halles centrales au cœur de la capitale ainsi qu'un réseau de marchés couverts dans tous les quartiers. Hélas, l'empereur n'eut pas le temps de concrétiser ce projet et ce fut son neveu Napoléon III qui chargea Victor Baltard du projet.

Donc, avant Baltard, une centralisation des fournisseurs de denrées s'était déjà mise en place. 
C'est d'abord Louis VI qui, en 1137, décide la création d'un marché de plein air au lieu-dit "les Champaux" (qui laissera "petits champs").
Philippe-Auguste transfère aux Champaux la foire de Saint-Lazare en 1181, et deux ans plus tard il ajoute deux halles pour les drapiers et une pour les bouchers. D'autres bâtiments seront construits tout au long du XIII° siècle; c'est de cette époque que les noms de rues nous rappellent leur vocation (rue de la ferronnerie, de la poterie, de la fromagerie, de la tonnellerie, de la lingerie).
Ce n'est qu'en 1818 qu'est construit le "marché des prouvaires", ensemble de halles en bois destinés au marché de la viande. D'autres bâtiments semblables seront adjoints pour le poisson et pour le beurre.
Ces halles de bois seront remplacées par les halles de Baltard à partir de 1854.


Sur ce plan de Jacoubet (1836), on voit les différents halles et leurs destinations.


Ce tableau de Giuseppe Canella peint en 1828 rend fidèlement l'ambiance des "halles d'avant":


Ces photos des halles de bois devant l'église Saint-Eustache date de 1852 ou 53, soit un ou deux ans avant leur destruction.




Après la fermeture et le vidage du cimetière des Innocents (1786), on installa à sa place le marché des innocents qui disparut en 1856.



Puis vint Baltard, mais ceci est une autre histoire...

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